Ceux qui pensaient que l'accablante chaleur allait avoir pour conséquence de voir les 22 acteurs rentrer tranquillement dans le match se trompaient lourdement. Les Sochaliens démarraient pied au plancher et Davies mettait rapidement Jourdren sur le gril: sur une frappe croisée côté droit d'abord (3ème) puis sur une tête (6ème), avec les deux fois Maurice-Belay dans le rôle du passeur. Les Montpellierains n'étaient pas en reste mais Marveaux frappait de peu au dessus du cadre (7ème) puis après un corner dangereux (9ème), Richert devait s'employer devant Belhanda (10ème) et sortir une horizontale sur une tête de Dzodic (16ème).
Le match perdait dès lors en intensité, le temps pour les joueurs de retrouver leur souffle, mais s'animait à nouveau à l'approche de la mi-temps. Montano, après un joli numéro côté gauche, trouvait le poteau droit de Richert (33ème) puis Dalmat envoyait un missile repoussé par Jourdren (41ème). Enfin, Nogueira devançait le portier héraultais sur un corner de Martin mais sa tête filait à côté du but (44ème). A noter que Faty, victime d'une béquille, avait dû céder sa place à Josse (41ème) qui composait avec Perquis une charnière centrale inédite.
La seconde période démarrait sur un rythme bien moins élevé, les occasions se faisant ainsi plus rares, pour ne pas dire inexistantes de part et d'autre. L'arbitre ressentait-il le besoin d'animer les débats ? On peut se poser la question car sur une frappe de Ait-Fana, Stevanovic repoussait le cuir de la poitrine mais M.Viléo, qui visiblement n'avait pas clairement vu l'action, indiuquait le point de pénalty. Stupeur et incompréhension, notamment pour un Stevanovic déjà pas trop à son aise. Costa ne se posait pas de question au moment de transformer en force la sentence (60ème).
Cette injustice avait pour conséquence de mettre sous l'eau la tête des Sochaliens plutôt que de provoquer une rebellion. Les Doubiens ne parvenaient pas à proposer un jeu susceptible de venir troubler l'arrière-garde de Montpellier. Et ce n'est pas le remplacement de Nogueira par Butin qui allait aider le FCSM dans son entreprise, le schéma se trouvant totalement déséquilibré avec une attaque à 3 têtes absolument pas en place et un Maurice-Belay, confiné sur l'aile droite alors qu'il n'est jamais aussi dangereux et imprévisible qu'à gauche ! Privat, fraîchement rentré, trouvait les bras de Jourdren pour la seule occasion sochalienne (82ème) avant que Ait-Fana, lancé par Dernis et profitant d'une approximation de Stevanovic, ne vienne tromper Richert et enterrer les derniers maigres espoirs sochaliens (93ème).
A noter la réaction de M.Viléo dans "Jour de foot" à la fin de la rencontre. Confronté aux images pourtant sans équivoque, il ajoutait à sa grossière erreur une mauvaise foi dépitante et pour ainsi dire lamentable. Il soutenait qu'après avoir touché la poitrine de Stevanovic, le ballon avait poursuivi sa course sur le bras (décollé) du Serbe. Or, une frappe d'une telle puissance, presque de face, rebondit, est repoussée par la poitrine mais ne peut en aucun cas suivre la trajectoire qu'il soutient, à moins de réviser les lois universelles de la physique. Là encore, les images sont claires si on se donne la peine de bien les regarder. Mais samedi soir, M.Viléo semblait ne pas vouloir se donner beaucoup de peine, même face à l'évidence, et c'est encore bien plus blamable que l'erreur elle-même.