Vu que t'es en bio, tu dois certainement savoir qu'il y a des gènes qui ne favorisent pas du tout les individus qui les portent, mais ces gènes (du moins leurs allèles emmerdants) ne disparaissent pas pour autant.
Et en génétique, on parle en général de "prédisposition à".
Si on découvre un jour un gène de l'alcoolisme par exemple (simple supposition), tu ne trouveras aucun vrai scientifique pour te dire "si un bébé naît avec ce gêne, il deviendra alcoolique", mais tu auras un discours du type "ce bébé a X fois plus de chances de devenir alcoolique que la moyenne des gens". La nuance est de taille car elle ne permet pas à un politique de prendre des mesures préventives vis-à-vis de quelqu'un qui aurait un "mauvais gène".
En tout cas en oncologie on trouve presque chaque mois des gènes de prédisposition au stress oxydant (touchant telle enzyme, telle partie de la mitochondrie...) donc j'ai tendance à croire qu'il est tout à fait possible qu'il existe des gènes pour les maladies mentales. Ce qui n'inclut évidemment pas l'homosexualité !!!
Je suis, dans l'ensemble, d'accord avec toi. Mais si les allèles emmerdants ne disparaissent pas, c'est parce que la sélection naturelle, n'a quasiment plus lieu sur l'espèce humaine (grâce aux progrès de la médecine notamment). En effet, un myope (génétique) dans la jungle du paléolithique, par exemple, n'aurait aucune chance de survie, et ne pourrait pas transmettre son gène à sa descendance, ce qui n'est évidemment pas le cas aujourd'hui, c'est pourquoi, le caractère "myope" se transmet.
Quant au caractère "homosexuel", s'il était génétique, il ne pourrait se transmettre facilement, car ils ne peuvent se reproduire sans "l'aide" de quelqu'un(e). Le caractère aurait alors du mal à émerger, du fait des recombinaisons génétiques défavorables, et finirait, sans doute par disparaître par dérive.
Ensuite, pour ce qui est des maladies mentales, je ne m'avancerai pas trop, ne connaissant que peu le sujet, mais je dirai juste qu'il y a un fonctionnement derrière un gène. Un gène code pour une protéine, qui, elle, a une fonction. Si la maladie mentale est génétique, alors soit il y a un gène qui ne fonctionne pas bien et qui produit une protéine déficiente, soit le gène ne produit pas une protéine nécessaire, soit il la produit en excès et serait donc nocive. A ce jour, il ne me semble pas qu'il ait été prouvé qu'une protéine était liée à une quelconque maladie mentale, mais je peux me tromper, et il se peut qu'on en trouve.
De même, il faudrait trouver une protéine de l'homosexualité, de la bisexualité, du sado-masochisme, du fétichisme etc ? Ca ne me parait que très peu probable...